Notre économie le mérite bien !

Quelques questions intéressantes abordées dans les deux derniers cafés-fusion organisés par le CoPil :

  • Il manque chez nous une culture commerciale régionale, qui permettrait de mettre en valeur, ici et loin à la ronde, nos produits et nos commerces, qu’ils soient alimentaires, industriels ou autres. Une commune plus grande et plus forte pourrait porter ce genre de démarche, en partenariat bien sûr avec les organismes déjà engagés dans ce sens ; on pense notamment au Parc régional Chasseral ou au CIDE.
  • Le potentiel touristique du vallon est encore sous-exploité. On ne pense certes pas ici à des camps du type Club Med, mais à ce fameux tourisme doux qui peine à conserver nos hôtes plusieurs jours, faute en particulier d’infrastructures hôtelières et d’organisation supracommunale efficace. Une commune de Renan à Courtelary pourra s’attaquer à ce dossier en analysant toutes les possibilités d’infrastructures d’accueil, du camping à l’hôtellerie de haut standing, en passant par la parahôtellerie précieuse pour le monde agricole régional. Dans ce domaine touristique, voir plus grand, sans voir trop grand, permet de concentrer les apports financiers externes (subventions des organes suprarégionaux), de choisir les meilleurs sites d’un territoire unique, de conserver les rentrées économiques et fiscales sur place.
  • Les visiteurs des cafés-fusion se sont beaucoup intéressés à l’aménagement du territoire, où la fusion permettra une cohérence et donc une efficacité redoublée. Chaque localité aura tout à gagner de chaque zone, qu’elle soit d’activités ou d’habitat. Les emplois et les rentrées fiscales profiteront à toute la collectivité, le village qui n’est pas idéal pour une zone d’activités n’en sera pas prétérité du tout et tous les acteurs pourront tirer à la même corde.
  • La garantie d’un emploi est bel et bien assurée, pour tout le personnel des cinq communes. Ce qui n’empêchera pas les services communaux de s’améliorer, de se professionnaliser, dans divers domaines. En matière de permis de construire par exemple, la population d’Erguël sera cent pour cent gagnante : la Municipalité obtiendra une compétence décisionnelle plus large, or on sait pertinemment que plus on est proche d’un requérant et plus on est à même de comprendre son projet et de l’aider à le réaliser.
  • L’esprit d’entreprise est très présent dans ce coin de pays où la main-d’œuvre est particulièrement bien formée. Or cet esprit d’entreprise dirige le projet de fusion : innover, développer, créer de l’emploi, collaborer, pour progresser.