Fusionner à 5 ne signifie pas divorcer des autres

Les collaborations avec nos voisins ne sont pas du tout remises en cause

Dimanche 29 novembre, les électrices et les électeurs des communes de Courtelary, Cormoret, Saint-Imier, Sonvilier et Renan vont voter sur leur projet de fusion. Ils décideront s’ils entendent unir leurs destins, mais ne signeront pas de papiers de divorce !

Pourquoi tergiverser ?

Les temps sont incertains, inquiétants même. La pandémie fait planer une ombre sur toute la société humaine, sur sa santé, sur son économie, sur sa liberté. Les inconnues se multiplient, toutes les collectivités sont confrontées à des questions et des perspectives difficiles. Ne nous leurrons pas : les communes très dépendantes des impôts sur les personnes morales vont très vite souffrir, nul ne l’ignore plus. Mais pour les autres, qui s’appuient davantage sur la fiscalité des personnes physiques, l’avenir n’est pas rose pour autant. Sans entreprise florissante, pas d’emploi bien rémunéré…

Une seule certitude demeure : aujourd’hui comme demain et comme hier, l’union et la diversité sont seules garantes d’une force préservée tant que se peut.

Avec des recettes et un tissu démographique les plus divers possibles, avec des rentrées fiscales provenant de toutes les sources existantes et des habitants engagés dans le plus grand nombre de branches professionnelles, avec des spécialistes aux postes techniques clé, avec des élus représentatifs et motivés, avec des outils démocratiques nombreux et efficaces (voire carrément apte à faire des envieux, si l’on pense au Forum villageois !), avec un territoire aménagé globalement et donc avec autant d’efficience que de respect de la terre, avec tous ces atouts, Erguël peut prouver que l’union fait la force et qu’elle sera une collectivité orientée vers l’avenir.