La tour veillera sur Erguël

Erguël A
ARMOIRIES A

Au bouclement du vote vendredi soir dernier pour les choix transmis sur la toile et mardi matin pour les courriers postaux datés du 17 avril-, il apparaissait que la tour symbolisera la nouvelle commune d’Erguël. Ce modèle a en effet séduit 336 personnes et donc remporté le plus grand nombre de voix exprimées par les habitants des cinq communes concernées.
On soulignera cependant que l’acceptation officielle des armoiries se fera avec le vote sur la fusion, le 27 septembre prochain.

Les chiffres
• Le détail des choix exprimés :
Armoiries A : 336 personnes, soit 40 % des votes
Armoiries B : 295, soit 35 %
Armoiries C : 214, soit 25 %
• Ce n’est pas une surprise : Sonvilier a soutenu le plus clairement le modèle de la tour (62 % des voix exprimées dans la commune), devant Renan (46 %), Saint-Imier (41 %), Courtelary (26 %) et Cormoret (24 %).
• On remarquera que deux localités, soit Courtelary et Cormoret, se sont exprimées majoritairement pour les Armoiries B (une hirondelle), par 45 % et 41 % respectivement.
• La participation a atteint 9,1 % ; 843 habitants se sont exprimés, sur un total de 9268.
• Cormoret a enregistré le taux de participation le plus élevé, à savoir 18,3 %, Saint-Imier le plus faible, soit 7 %. Les autres dans l’ordre : Renan 11,7 %, Courtelary 11,4 %, Sonvilier 9,5 %.
• Les moyens modernes de communication ont séduit la population concernée : la grande majorité des choix ont été exprimés sur le site d’Avenir-Vallon (765). 57 autres votes ont été transmis par courriel et 21 seulement par courrier postal.

Coeur historique
On rappellera, en les résumant, quelques propos de Nicolas Vernot, le spécialiste d’héraldique auteur des trois modèles, concernant celui qui a séduit 336 habitants. Il parle d’une tour stylisée pour être identifiable de loin, dessinée de manière à lui donner un aspect de forteresse médiévale tel que se présentait le château d’Erguël, coeur historique d’un territoire auquel il a donné son nom.
Cette tour se détache sur un soleil levant, symbolique de renouveau et de progrès, dont les douze rayons font référence aux heures du jour et donc à l’horlogerie. Un soleil que l’auteur a voulu également symbole d’énergie renouvelable.
Les deux chevrons rappellent le vallon et les sommets locaux, ils sont verts en référence aux pâturages et bois sur les versants, entrelacés pour évoquer l’union qui fait la force.

Débats en vue
Fort de ce choix, le Comité de pilotage du processus de fusion intégrera donc les Armoiries A au projet qui sera soumis aux ayants-droit des communes de Courtelary, Cormoret, Saint-Imier, Sonvilier et Renan, le dimanche 27 septembre prochain par les urnes.
Mais d’ici là, et malgré l’annulation obligée d’Erguël Bouge prévu le 17 mai, ledit CoPil espère bien que le déconfinement aura pu atteindre son terme et que des débats pourront donc être mis sur pied dans la région concernée, afin d’ouvrir largement le dialogue sur les autres aspects de cette fusion. Rendez-vous cet été.

Blasonnement

Le blasonnement est la description en langage héraldique des figures et couleurs de l’écu. Cette phrase, qui en fixe donc le contenu, permet de visualiser les armoiries d’Erguël en l’absence du dessin : D’or à deux chevrons pattés, ployés, entrelacés et abaissés de sinople, la pointe en chef écimée et sommée du disque d’un soleil éclipsé à onze rais visibles de gueules, chargé d’une tour d’argent ajourée de gueules, mouvant d’un parapet crénelé aussi d’argent sommant le chevron. | nicolas vernot